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Chroniques de l'Invisible

Béatrice Tillier: Chroniques de l'Invisible: Le bois des vierges tome 3- Epousailles  (Semaine Jean Dufaux)(la BD du Mercredi)  Par yaneckchareyre Série: Le bois des vierges To...

Chronique CoinBD



Moyenne : 4,00/5 (1 avis)
Public : Ados - Adultes
Catégorie : BD européennes
Genre : Aventure,Fantastique
Scénariste : Dufaux (Jean)
Dessinateur : Tillier (Béatrice)
Editions : Delcourt
Collection : Fantastique
Grand format, 54 pages, Couverture Cartonnée
Ajouté par Piehr le 01/07/2013

Résumé

Loin de trouver la paix au sein du Bois des Vierges, Aube a dû affronter des démons qui repoussaient les limites de l'entendement. Mais l'horreur ne lui permettra-t-elle pas de découvrir l'amour pour un homme... l'amour pour un loup ?

Avis de Piehr :

Une excellente BD ! ★★★★☆

On l'aura attendu, ce troisième volume - il faut dire que "Le Bois des vierges " est une série rondement menée par le prolifique Dufaux, mise en image avec maestria par Béatrice Tillier ("Fée et tendres automates"...).

Comme toujours, les pages impressionnent.
Par la finesse d'un trait, d'une part, mais aussi par cette incroyable mise en couleur qui signe vraiment le travail de la dessinatrice. Quelle ambiance, quelle chaleur ! Différents styles s'alternent ici, passant d'une mise en couleur classique à des pages tendant vers la bichromie, voir le sépia parfois. Les transitions, discrètes, donnent à l'album un véritable cachet.

Le scénario, quant à lui, dans la droite lignée des précédents albums, conclut l'histoire de fort belle manière. Les plus grognons pourront craindre une happy end un peu trop... happy, mais cela colle en fait parfaitement à ce conte original mélangeant bien des influences pour en tirer le meilleur.

La lycanthropie est donc particulièrement mise à l'honneur dans ce récit épique et passionnant. Evidemment, "Le Bois des vierges" est loin de se contenter de ce thème, nous vous encourageons d'ailleurs fortement à lire la post-face de Jean Dufaux sur "la thérapie par les contes", telle qu'il décrit son oeuvre en fin d'ouvrage.

Difficile d'en dire plus - on ne vous gachera rien ! Profitez de cette très belle série en 3 volumes qui ne vous laissera pas indifférent.


 ❍ Chronique rédigée par Piehr le 01/07/2013

BDGest', top 5

Le Bois des Vierges tome 3, premier du top 5 de BDGest' du mois de mai.
C'est toujours agréable !! Suivi de près par un copain en plus, l'excellent Didier Poli pour "Elric".

Krinein Critique

Le Bois des vierges - Tome 3 - Épousailles

Krinein Critique Le Bois des vierges - Tome 3 - Épousailles
par plienard - le 19/06/2013


C’est avec plus d'un mois de retard et juste après les sorties de ses albums Murena (T9) et Sortilèges (T2) chez Dargaud que j’en viens à vous parler d’une troisième série de Jean Dufaux, Le bois des vierges, parue chez Delcourt.


On retrouve les hommes (les Peaux) en plein guerre contre les Poils menés par les bêtes de hautes tailles, les Loups, aidés par les féroces Ours de Perce-cuir et les bêtes de petites tailles. Le conflit est la conséquence du meurtre de Loup-de-feu par sa promise, l’humaine Aube. Un mariage politique donc, mais qui vire au drame et provoque cette guerre. Pour l’heure, Aube a quelque peu changé ses opinions et l’amour qu’elle éprouve pour le seigneur Clam, un être mi-homme mi-loup lui a ouvert les yeux. Est-il possible que la paix viennent des plus anciens et farouches opposants aux poils ?

Les bois des vierges est sons doute l’une des meilleures séries de Jean Dufaux et cet état de fait, il le doit en partie au merveilleux dessin de Béatrice Tillier. Rarement, on aura vu un dessin aussi précis, aussi beau. Les personnages des poils sont fantastiquement réalistes. Ils expriment autant leur animalité que leur anthropomorphisme. Il n’est pas évident de dessiner un animal dans la position debout sans en perdre sa caractéristique. Béatrice Tillier y réussit fabuleusement bien.

Il n’est pas nécessaire de faire l’éloge du talent de conteur de Jean Dufaux. Nous en aurons l’occasion à d’autres reprises. Ici, je m’émerveille du dessin et c’est avec empressement que je cours chez mon libraire découvrir les autres albums de Béatrice Tillier. La trilogie (déjà !) de Fée et tendres automates chez Vents d’Ouest qui a reçu le prix Découverte au festival BD de Sierre, le prix du meilleur album au festival de Chambéry et une nomination à Angoulême. J’ai encore besoin de vous convaincre ?



Chronique ActuaBD

Le Bois des vierges T.3/3 : Épousailles - Par Dufaux et Tillier - Delcourt

À une époque où les hommes luttent contre des animaux évolués et tous bipèdes, l’affrontement final approche. Quel avenir ? La paix ou la guerre ? Et comme souvent dans des joutes farouches et interminables, une histoire d’amour interdite, impossible, incroyable, va permettre un rapprochement inespéré...
Avec son héroïne fascinante à la beauté fragile, et très inspirée par l’actrice Cécile de France, Le Bois des vierges n’est pas si éloigné des histoires romantiques en vogue chez les ados : qu’il s’agisse de vampires, de créatures hybrides ou de monstres, l’amour incarne une pulsion de danger morbide, et une aspiration défiant toutes les normes.
Avec un scénario qui, finalement, recycle astucieusement tout un pan de la BD fantastique, Le Bois des vierges vaut surtout par son dessin somptueux.

Sur actuabd.com, à propos de la même série :

Chronique Samba BD

Le bois des vierges (tome 1 à 3)


Résumé :

Suite à un pacte rompu et au meurtre du fils d’un seigneur-loup, une guerre se redessine entre les bêtes et les hommes. La principale responsable du massacre, quant à elle, se réfugie dans un bois ensorcelé où, dit-on, seule une vierge peut survivre... La guerre détruisant tout sur son passage (richesses, vivres, nature, population), chaque partie essaie de trouver une solution efficace au conflit... La plus sérieuse vient des hommes et d’un noble chevalier, Hugo, chargé de la mettre en œuvre : il s’agit de négocier avec un homme hybride, moitié loup, jadis épris de la malheureuse qui a rejeté en premier la bête… Alors, le pardon (grâce à l’amour) pourra-t-il naître enfin ? Au-delà de l’égocentrisme, de la bêtise, de la lâcheté, de la vengeance ? Seul cet homme torturé entre ses deux côtés le peut : « Seigneur-Clam »… et les lois du hasard, qui font qu’un pardon - parfois - peut avoir lieu malgré les différences, la peau ou le poil. Comprendre que l’homme est à l’intérieur de la bête et inversement…


Mon avis (à chaud, car première lecture) :

Je sais que Samba a déjà rédigé une chronique mais je voulais à mon tour rajouter quelques mots sur cette excellente série, qui m’a enchanté depuis le tout début (2008).


Bien sûr, ce qui frappe d’emblée c’est le dessin de Béatrice, d’une puissance évocatrice rare. Les couleurs plus chaudes sur ce 3ème album m’ont vraiment plu. Cela donne un p’tit goût d’automne et d’apaisement après les déchirures passées, la guerre et les combats sans issue. Par ailleurs, son style, proche de l’illustration, n’enlève rien au rythme qui se dégage des scènes. On voit défiler les pages sans peine, transporté comme dans un rêve éveillé…

Et enfin, le récit, un art où Dufaux excelle. Ici, il faut toutefois noter le côté plus « plat » que sur les deux autres tomes. On a moins de surprises étant donné que la fin est déjà écrite : on sait depuis le tome 2 que la paix ne peut venir que par l’amour. L’amour de soi (notamment la part loup de Loup-Clam qu’il s’efforce encore d’éclipser au début du tome 3), l’amour de l’autre.

Un truc m’a un peu chiffonné quand même, mais rien qui n’enlève de la magie : on voit vers le début le prince des armures (le seigneur des hommes) réclamer ouvertement une paix (voir la scène avec le lynx). Et vers la fin de l’album, rechigner à pactiser… Certainement un sursaut d’orgueil (il s’agit d’un prince après tout), mais bon, pas très cohérent avec les palabres du début. En tout cas, çà m’a surpris. Quoique, la bête « habite » l’homme après tout !… J Ah oui, et le dieu « Pan » dont on ne parle plus… J’imagine qu’il a brûlé avec nombre de ses congénères !

En bref, ma note :

Tome 1 : 9/10 (narration exemplaire sur cet album, qui donne furieusement envie d’en savoir plus)

Tome 2 : 9,5/10 (pour le côté symbolique et sentimental, un plus pour moi)

Tome 3 : 8/10 (fin un peu attendue mais une belle fin qui ne déçoit pas)

Soit 9/10, mérité pour cette belle série. Je relis bientôt ce 3ème tome, histoire de profiter davantage du beau dessin de Béatrice, au « calme », sans le mal des transports…


Chronique Les bulles de Jack

Les bulles de Jack: Le bois des vierges Tome 1 - Dufaux et Tillier :
"Laissez-moi vous inviter à une certaine noce...
en vous prévenant toutefois que rien ne se déroulera comme prévu...
Ce devait être un moment historique entre les Bêtes et les Hommes...
ne le fut aucunement..."

Le puissant Seigneur Maître Arcan et Loup de Traille, chef des Bêtes de Haute Taille, marient leurs enfants ... la jolie Aube est donnée au valeureux Loup de Feu , "poil et peau" ne doivent désormais faire qu’un.

Mais le conflit entre les races est loin d’être résolu.
Lorsque Loup de Feu est retrouvé sauvagement assassiné sur son lit de noces, les Bêtes de Haute Taille se jettent à la poursuite des coupables, Aube et son frère Salviat.

Traquée par des meutes assoiffées de vengeance, la jeune femme parvient à se réfugier dans le mystérieux bois des Vierges…
La guerre est déclarée, et les deux clans sont prêts à tout pour gagner une partie qui s’annonce meurtrière et impitoyable...

Jean Dufaux nous offre un récit véritablement palpitant et remarquablement dialogué.
Dans un univers moyenâgeux réaliste se greffe une trame politique et dramatique pleine de rebondissements.
Une féerie se mêle la barbarie d’une ère médiévale sans pitié.
Cette histoire est mise en relief de somptueuse manière par le style graphique ultra réaliste de Béatrice Tillier .
L’artiste redouble de virtuosité pour un mélange des genres osé et néanmoins convaincant.
Déjà une furieuse envie de lire la suite...


"Dame Goupil et mon frère s'aiment...
Puis je en dire autant, moi qui vais étreindre une humaine sans odeur, aux dents petites, et qui n'a même pas de queue..."

Chronique Un amour de B.D.

Bois des vierges (T3) Épousailles

Posted by jviel  on mai 27, 2013 in aventure, Fantastique/SF, graphique, historique

La guerre entre les hommes et les bêtes bat son plein. Tandis que les cadavres se comptent par milliers de part et d’autre, Aube et le seigneur Clam réussissent à s’enfuir du Bois des Vierges. Mais chaque monde a ses règles et celui des hommes n’accepte pas les hybrides. Clam devra choisir son camp entre Homme et Loup, au risque de perdre son aimée… Poils et peaux s’uniront- ils un jour de nouveau ?
Scénario de Jean Dufaux, dessin de Béatrice Tillier. Public conseillé : Adultes, adolescents
Style : Conte initiatique Paru chez Delcourt, le 8 mai 2013


L’histoire

Dans un monde où les Hommes et les Bêtes s’entre-déchirent, un pacte a été signé pour mettre fin aux sanglantes querelles ancestrales…
Le Seigneur Arcan et Loup de Traille, le chef des Bêtes de Haute Taille (haute naissance), marient leurs enfants : la jolie Aube est promise au valeureux Loup de Feu. Mais Aube refuse cet arrangement et assassine, sur son lit de noce, Loup de Feu. Traquée par les bêtes assoiffées de vengeance, Aube trouve refuge dans le bois des Vierges, une enclave où vivent les Carnicroqs, chimères mi-humain, mi-animaux.
La spirale des combats et des vengeances ensanglante de nouveau le royaume. Le seigneur Clam, le tueur de loup, se risque alors dans le bois des vierges pour ramener à Arcan la jeune femme.
Mais le seigneur-Clam a un secret. Il se transforme en Loup-Clam à la nuit tombée, garou aussi terrible que magnifique. Protégé des dangers mortels du bois par le seigneur-Clam, la jeune femme apprend à ne pas craindre ce terrifiant Homme-Loup… et en tombe amoureuse.
Fuyant la guerre qui divise les habitants fantastiques de la forêt, le couple fuit le Bois des Vierges qui se consume dans un incendie.

Le tome 3

Les loups attaquent le château du Seigneur Hache-Pierre. Fou de rage de voir la tête coupée de son père trônant dans le salon, le chef des loups défie Hache-Pierre, le tue et livre son cadavre à la meute. Retrouvant leurs instincts de bêtes sauvages, les loups deviennent de plus en plus incontrôlables et s’allient les services des ours.
L’anéantissement du bois des vierges a mis en péril le fragile équilibre. Pour éviter que ne reprenne la guerre, Poils et Peaux doivent trouver une solution pour faire cohabiter humanité et bestialité…

Ce que j’en pense

Voici la fin tant attendue de la trilogie imaginée par Jean Dufaux et mise en image par Béatrice Tillier. Dès le premier tome, ce duo d’auteurs m’avaient captivé par cet univers de « conte cruel’, immersif, haut en couleurs et dramatique.
Le premier tome exposait l’univers, complexe et cohérent, remplis de personnages, bêtes et humains, charismatiques et forts. Original, visuellement magnifique et impressionnant, cet album revendiquait des partis-pris inhabituels (l’univers du conte pour adulte). Jean Dufaux posait les enjeux et nous racontait une histoire de sang, de griffe, de bruit et de fureur.
Centré sur la relation amoureuse qui se noue entre Aube et Clam, le second opus fut plus calme. Mais la fin du tome, avec l’incendie du Bois des Vierges, laissait planer une ombre de mort et d’incertitude.
Ce dernier tome commence donc avec une dramaturgie forte. Tout espoir est (presque) perdu et seul, Clam, le Loup-Homme et l’Homme-Loup est capable de rétablir cet équilibre entre l’homme et la bête.
Bien sur, Dufaux joue sur un terrain connu. En utilisant les codes du conte, il nourrit son récit de figures connues et référencées qui peuplent notre imaginaire collectif. Sentiments exacerbés, amour perdu, loup-Garoux, forêt enchantée, virginité protectrice, tous ces thèmes trouvent leur place dans Le Bois des Vierges.
Certains diront que Dufaux manque d’imagination, mais franchement, qu’attendez-vous d’un conte ? Fut-il pour adulte, on ne lit pas un conte pour sa révélation finale ou son cliffhanger audacieux, mais pour être emporté dans son univers connu effrayant et amusant en même temps.
Dans ce sens, « Le Bois des Vierges » remplit parfaitement le contrat. Alternant scènes de batailles, récit amoureux et politique, il nous livre un récit varié et prenant, ou les dialogues “fleuris” effacent la « raideur » de certaines scènes.

Un récit pas si enfantin

Sous-jacent au divertissement, comme il se doit dans une fable, Dufaux utilise les conflits qui animent ses personnages pour la morale de l’histoire. Catholiques contre protestants, racistes et autres extrémistes, observez comportements et costumes : vous trouverez certainement des analogies…

Le dessin

Béatrice Tillier nous offre sur « Le Bois des vierges » un travail remarquable. Son trait se nourrit des décors, de l’architecture et des costumes de la Renaissance.
Son encrage détache chaque plan avec précision, mais c’est surtout dans la mise en lumière (couleur « directe ») que le talent de Béatrice éclate. Ses ambiances colorées profondes et flamboyantes (dans les bleus et rouges) marquent l’opposition entre froid et chaud et se font l’écho des conflits entre races.
Ces couleurs délicates subliment l’histoire et donnent à cette trilogie une puissance évocatrice rare. Les expressions des animaux anthropomorphes et des humains sont vibrants de réalisme et peuvent tout autant traduire la fragilité que la fureur.

Pour résumer

Dernier tome de cette trilogie, Dufaux nous offre un final varié et passionnant. Cette fin, pas vraiment inattendue, se nourrit avec bonheur de l’univers du conte. Féérie, sentiments exacerbés, ambivalence homme-bête et peurs enfantines, les auteurs nous entraînent sur des terrains connus où il fait bon se perdre. Magnifié par le dessin et la mise en lumière flamboyant de Béatrice Tillier, le récit de Dufaux devient un lac sans fond, où vous vous noierez avec délice…

Chronique Ligne Claire

Le Bois des Vierges, le dernier tome d’une œuvre superbe

PAR JEAN-LAURENT TRUC

La fin d’un des plus envoûtants contes fantastiques signé par Jean Dufaux. Béatrice Tillier a donné vie aux personnages du Bois des Vierges avec un souffle incomparable et qu’elle seule pouvait apporter. Le dessin animalier trouve avec elle ses lettres de noblesse. Quant au texte de Jean Dufaux on ne peut que toujours apprécier son talent d’inventeur qui jongle avec mots et sentiments. La série est incontournable et a fait date.

Pour cette clôture, humains et bêtes sont en plein combat depuis la mort, le meurtre, de Loup-de-feu par le frère de sa fiancée, la belle Aube. Finie la paix, vive la guerre et ses horreurs. Le Bois des Vierges où est réfugié Aube sera brûlé et le petit monde qui le peuple détruit. Comment les deux peuples pourront-ils enfin se retrouver ?

Et comme souvent chez Dufaux l’amour sera la clé salvatrice. Aube et Clam, un loup-garou, uniront leur destin mais pas sans mal car il faudra convaincre les chefs des partis en présence de la chance de ce mariage qui ouvre la porte à un futur qui accepte la différence. C’est un peu la morale de cette belle histoire, la belle et la bête revisité par Dufaux en un théâtre où le moyen-âge sert de toile de fond aux exploits épiques de ses héros. Aube est très belle. Clam est un hybride. Sera-t-il accepté ?

Encore une fois on ne peut qu’être pris par cette fresque picaresque au dessin superbe, subtil, et relire les deux précédents albums pour avoir le plaisir enfin de tout savoir sur de Bois des Vierges qui nous manquera. Quels projets Béatrice Tillier a-t-elle désormais sans ses cartons à dessins ? On aimerait bien le savoir.

Chronique BdStock

[Chroniques BD #15] Le bois des vierges

Les bois des vierges est un conte de Jean Dufaux et Béatrice Tillier.


En 2008, les éditions Robert Laffont lancent le premier épisode du « Bois des vierges ». La même année, l’éditeur abandonne la bande-dessinée, laissant la série ( et bien d’autres ) sans suite.

Heureusement pour les lecteurs de la première heure, Delcourt récupère une partie du catalogue et l’histoire reprend dès 2009 avec une ré-édition du premier tome.

De quoi ça parle ?

La guerre séculaire qui oppose les hommes aux bêtes de haute taille (les loups) est sur le point de prendre fin. Un mariage est arrangé entre Aube, fille du seigneur d’Arcan, et Loup de Traille, le plus valeureux commandant des bêtes. Mais la noce tourne au carnage quand le futur époux est assassiné par le propre frère de Aube. Pourchassée par les loups, elle doit fuir vers le bois des vierges, seul endroit où elle se sait protégée.

En effet, aucun des deux camps ne s’en approche. Sanctuaire des vierges (comme son nom l’indique), il est farouchement défendu par des hybrides, des créatures mi-hommes mi-animales (centaures, satyres et autres harpies). Pendant ce temps la guerre a repris a son plus haut niveau et les Hommes sont en train de la perdre. Le prince des Armures mandate donc un jeune chevalier, Hugo, pour partir à la recherche du seigneur Clam, seul capable d’inverser le cours du conflit.

Clam vit à l’écart, maudit, il est tourmenté par ses origines et par la passion qu’il voue à une femme qu’il a aimé autrefois. Autant dire qu’il se montre peu favorable aux suppliques de Hugo concernant les affaires humaines.

Mais le jeune homme est un fin négociateur et, ayant découvert que celle pour qui le coeur de Clam bat encore n’est autre que Aube – la jeune femme que le seigneur croit morte – il dispose désormais du moyen de ramener celui-ci sur le chemin de la guerre!

Mon avis

Il n’est pas exagéré de dire que « Le bois des vierges » a littéralement subjugué ses lecteurs dès le premier volume. Reprenant les grands thèmes de la Belle et de la Bête, entremêlé de rappels au petit chaperon rouge ou de la belle au bois dormant. Saupoudré de divers mythes sylvestres il s’ est avéré un parfait mélange des contes de notre enfance, adapté à un public adulte, mêlant habilement intrigue et fantastique, action et romance.

Jean Dufaux confirme ici, s’il en est besoin, qu’il maîtrise le sens du récit. Les dialogues « d’époque » sonnent justes, le rythme de l’histoire ne faiblit pas sur les 3 tomes et la fin est parfaitement amenée.Bref le scénario est soigné.

Et, surtout, il faut compter avec les somptueuses illustrations/peintures de Béatrice Tillier qui animent véritablement cet univers, donnant vie au bestiaire fantastique du bois des vierges et au monde violent et animal qui le compose.



Autant dire que l’abandon de la série au premier tome avait jeté un froid. Rapidement dissipé par Delcourt, pour le plus grand bonheur des fans qui peuvent aujourd’hui clôturer cette très belle aventure.

Vous l’aurez compris, si vous êtes passionnés de dark fantasy ou de contes animaliers torturés (les contes pas les animaux), jetez-vous sur « le bois des vierges » vous ne serez pas déçus.

Bonne Lecture!

Nb: Pour ceux qui découvre cette série, un coffret intégral est paru en même temps que le 3° volume. Quant à ceux qui possèdent déjà les 2 premiers, une version du coffret avec uniquement le tome de fin est également disponible.

( la fiche BdStock )

Chronique de Samba B.D.

Le bois des vierges T3 : Epousailles


Date de parution : 08/05/2013 | ISBN : 978-2-7560-2548-3
Scénario : Jean DUFAUX
Dessin : Béatrice TILLIER
Couleurs : Béatrice TILLIER
Série : Bois des vierges (Le)
Collection : HORS COLLECTION


Carnage !
La guerre entre les hommes et les bêtes bat son plein. Tandis que les cadavres se comptent par milliers de part et d'autre, Aube et le seigneur Clam réussissent à s'enfuir du Bois des Vierges. Mais chaque monde a ses règles et celui des hommes n'accepte pas les hybrides. Clam devra choisir son camp entre Homme et Loup, au risque de perdre son aimée... Poils et peaux s'uniront- ils un jour de nouveau ?

Bête humaine.
Je rentre chez moi. Je me fais une joie de lire cet ultime tome du bois des vierges. La vieille, j’ai relu les 2 premiers albums pour avoir bien l’histoire en tête. Mais derrière la porte, Christine m’attend comme une bête aux aguets. Elle me jette un de ses regards de biche dont elle a le secret. Je comprends vite sa manœuvre, ma lecture attendra car vous devez savoir que cette série à la préférence de Madame. Il faut dire qu’on y parle d’amour, une sorte de conte avec une belle (Aube) et une bête (le seigneur Clam). Parfois, je me demande si Christine ne m’aimerait pas plus viril pour pouvoir me caresser dans le sens du poil. Et puis Christine apprécie énormément le trait minutieux de dame Béatrice. Elle a pu la voir en action lors d’une séance de dédicace, elle est restée bête comme chou devant tant de dextérité pour croquer un loup ou un animal à poil. Et puis, je me demande si elle n’aimerait pas se travestir comme la rayonnante Aube dans de belles robes écarlates aux motifs distingués agrémenté d’un pendentif original pour accroitre encore son pédigree. C’est une bête de concours ma Christine l’air de rien. Je rajoute encore la force que dame Béatrice met dans ses regards. On a vraiment l’impression de lire dans les pensées des personnages. Du grand art assurément !

Mais le bois des vierges, c’est surtout une œuvre sur la différence qui fait facilement écho à notre société. Le message : il est facile de crier vengeance, de vociférer dans tous les sens mais le vrai courage vient essentiellement du pardon. Pas si facile quand la rage a besoin des litres de sang avant de s’atténuer. En tout cas, cette série en plus de nous éblouir arrive à nous faire réfléchir sur notre peur de « la différence ». Autant jouer la carte de la tolérance au lieu d’être bête comme ses pieds non ?


Merci aux auteurs pour ce beau moment de lecture
et place maintenant à un autre voyage dans les landes perdues.

Dessin :9/10
Scénario :9/10


Chronique www.1001bd.com

1001 BD

Le Bois des Vierges
Tome 3 : Epousailles
Scénario : Jean Dufaux
Dessin : Béatrice Tillier
Couleur : Béatrice Tillier
Genre : Conte / Fantastique
Edition : Delcourt
Date de parution : Dispo
L'acheter sur BDFugue


Résumé :
Par une nuit d’automne, les loups se rapprochent du château de Haute-pierre par la mer afin de mener une attaque surprise. Loup-gris mène les soldats loups animé par le désir de venger son père dont la tête est accrochée au mur comme un vulgaire trophée de chasse. Un soldat de basse-taille demande à voir le seigneur du château pour qu’il capitule, devant l’union des armées des bêtes de haute-taille et basse-taille. Les soldats du château se font massacrés par l’ennemi trop puissant et trop nombreux pour être contenu. Le seigneur ordonne à son serviteur de s’attaquer à l’animal pour couvrir sa fuite par un passage secret dans le mur.

Ce troisième épisode clôture admirablement les aventures du bois des vierges avec la guerre qui fait rage entre les animaux qui s’unissent sous une même bannière pour combattre les hommes. Jean Dufaux signe un conte de fée autour de cette guerre opposant peau contre poils et l’amour du couple Aube et Clam. Ces derniers vont tenter de ramener la paix dans le royaume alors que la guerre est venue par Aube qui a fait assassiner son mari épousé de force pour sceller une entente entre le peuple. Les dessins de Béatrice Tillier sont magnifiques et permettent de rentrer facilement dans ce conte féerique ou les animaux sont dotés de la parole. D’ailleurs les animaux se tenant sur deux pattes sont terriblement crédibles avec les armures de combats ou habillés avec des costumes d’époque. La guerre apporte de nombreuses scènes d’action et de combats entre les espèces très bien réalisées.

La trilogie Les bois des vierges propose une série de grande qualité grâce au scénario de Jean Dufaux et aux fabuleux dessins de Béatrice Tillier. Un coffret regroupant les trois volumes est disponible pour découvrir la série et une version avec cale existe pour les lecteurs de la première heure.


A23

Chronique de Bulles de Mantes

Le Bois des Vierges ou quand l'amour n'a pas de barrière...


La guerre entre les hommes et les bêtes bat son plein. Tandis que les cadavres se comptent par milliers de part et d'autre, la superbe Aube et le seigneur Clam, mi-homme, mi-loup, réussissent à s'enfuir du Bois des Vierges, en flammes. Mais chaque monde a ses règles et celui des hommes n'accepte pas les hybrides. Clam devra choisir son camp entre Homme et Loup, au risque de perdre son aimée... Poils et peaux s'uniront-ils un jour de nouveau ?
Que l'on soit bête ou humain, le rêve de puissance et de conquête reste un des leitmotiv des espèces qui peuplent la terre. Et que fait-on de l'amour ? Certainement un moteur qui prend ici une tout autre dimension avec l'attirance du poil et de la peau, et qui va transcender ces êtres.
Le talentueux scénariste Jean Dufaux avait-il pressenti que cette histoire d'amour "hors norme" ne serait jamais tant d'actualité aujourd'hui en France avec les clivages générés par le mariage pour tous ? Toujours est-il qu’il a eu l'idée de nous conter une très belle histoire qui donnera à chacun, assurément des éléments de réflexion.
On connaît l’art de Jean Dufaux pour fournir des scénarios d'une telle puissance à ses dessinateurs qu'ils ne peuvent que se sublimer pour être à la hauteur de l'histoire, et Béatrice Tillier ne fait pas exception à la règle ! Béatrice Tillier nous avait enchantés avec "Fées et automates"; ici, c'est une autre dimension qu'elle a atteinte, et elle aura su faire de cette saga une série majeure de la bande dessinée d'aujourd'hui. Son dessin hyperréaliste est magnifié par une couleur directe du plus bel effet, et elle se montre aussi à l'aise dans la réalisation d'animaux plus vrais que nature, tenant la gageure de leur donner une âme, que dans les paysages, passant des forêts fantasmagoriques aux châteaux mystérieux. Le lecteur en prend plein les yeux à chaque page.
Le duo Dufaux/Tillier promettait et le résultat est au dessus des espérances ! Souhaitons, pourquoi pas, une suite pour nous emporter à nouveau dans un monde de réflexion et de rêverie mêlés.

Le bois des vierges T3 "épousailles" Tillier/Dufaux Hors Collection Editions Delcourt 14,30 €

Coup de Coeur de sceneario.com



Le Bois des Vierges a brûlé. Aube et son homme-loup, le seigneur Clam, se sont enfuits et sont désormais confrontés au monde. Jour après jour; les batailles font rage et le monde qui est à présent le leur part en déliquescence. Une solution pourtant persiste : celle qui a échoué des années de cela et a relancé la guerre entre Hommes et Loups, un mariage...

Par Melville, le 13/05/2013

Dès le premier tome paru en 2008 chez Robert Laffont (et réédité en 2009 chez Delcourt), Le Bois des Vierges s’est imposée comme une série importante. Depuis, cinq ans ont passé et sort aujourd’hui le troisième et dernier volet au titre évocateur Epousailles. A l’aune de cette conclusion fidèle à l’esprit des deux premiers tomes, si Le Bois des Vierges ne convainc pas tout à fait pour qu’on le qualifie de chef-d’œuvre – timidement espéré –, on lui octroie avec joie celui de série culte !

Le Bois des Vierges séduit par son audace et son flamboiement. Dufaux ne craint pas le ridicule, très vite le lyrisme sourd et sombre de son conte pour adulte emporte même les sceptiques. Humains et Bêtes de haute et basse-taille parés de costumes Renaissance cohabitent dans un univers moyenâgeux où les centaures, faunes, sirènes, harpies et autres créatures sont de chair et d’os. Follement séduisant, Dufaux reste toutefois plus un formidable créateur d’histoires qu’un talentueux conteur. Facilité de la voix off, littéralité des dialogues, académisme de la narration sont en quelques (trop rapides) mots les limites de l’auteur. Pourtant, à aucun moment, elles n’entachent le réel plaisir de lecture. Le Bois des Vierges, comme beaucoup des récits de Dufaux, est un conte. De là vient peut-être le piège duquel Dufaux ne parvient à s’extirper que dans le deuxième tomeLoup (le plus réussit à mon sens) : le symbolisme. Chacun des personnages est chargé d’un rôle et avancé selon un schéma destiné à faire progresser l’histoire dans sa métaphore. Le plus ténu dans le tome 2, ce procédé se renforce à mesure que la fin de l’histoire approche et se fait donc particulièrement ressentir dans le troisième tome. Mais encore une fois, ces limites sont balayées par le travail de Béatrice Tillier. Car que serait Le Bois des Vierges sans Béatrice Tillier ? Pas grand-chose, certainement, ou en tous les cas beaucoup moins que ce qu’il est.

Dessinatrice et coloriste, Béatrice Tillier a donné une âme à la série, mais aussi un corps. Comme pour épouser la forme des idées du scénariste, elle opte pour une approche entre baroque et modernité. Le découpage est vif et multiplie les effets de style, notamment plongées et contre-plongées, qui dans le « déséquilibre » qu’ils engendrent suscitent l’angoisse chez le lecteur. Il en va de même pour le travail sur les couleurs et leurs textures. En alternant les teintes froides dans les bleus et chaudes dans les ocres, Béatrice Tillier fait naître l’émotion chez le lecteur.

Terrible, cruelle, captivante, Le Bois des Vierges est une série à lire. Que ce soit dit !

Par Melville, le 13/05/2013

Lanfeust Mag #164-Mai 2013



Chronique Auracan

Tome 3 : Épousailles

Scénario : Jean Dufaux
Dessins et couleurs : Béatrice Tillier

Delcourt



Mariage d'amour

La trilogie Le Bois des Vierges de Jean Dufaux est née bien avant les débats controversés et haineux du mariage pour tous en France. Pourtant ces trois tomes fantastiques sont bien une ode à la tolérance et à l'amour quels que soient son apparence et ses différences.

Tout commence par un mariage imposé entre la fille du roi des hommes et le fils du chef des animaux de grande taille. Mais Aube ne veut pas épouser un loup. Avec son frère, elle tue son tout juste mari et s'enfuie au Bois des Vierges. Le temps passe et la guerre reprend de plus belle entre les "peaux" et les "poils" rassemblant même loups et ours, et animaux de petite taille. Aube connaît l'amour pour Clam, un hybride, un loup garou. Sauront-ils réconcilier les belligérants ?

Jean Dufaux écrit ce véritable conte, comme à son habitude, sur mesure pour Béatrice Tillier. La dessinatrice y met beaucoup d'elle-même - on reconnaît d'ailleurs ses traits dans l'héroïne. Elle transcende son dessin hyper expressif et donne une dimension fabuleuse au récit avec des personnages tous attachants, des animaux plus vrais que nature. Le tout, dans des décors virevoltants, est exalté par des couleurs lumineuses et subtiles. Ce troisième album confirme la qualité et la précision de l'écriture. Avec une profondeur du sujet au-delà des apparences, Jean Dufaux fait réfléchir sur le racisme et les phobies de la différence qui peuvent conduire à la guerre.

Cette pièce en trois actes est tellement au point qu'on en rêve de la voir se poursuivre. Mais le duo se retrouve déjà sur la troisième saison de La Complainte des Landes perdues - à paraître chez Dargaud.


PlaneteBD.com


Le bois des vierges T3© Delcourt 2013
Epousailles - Le bois des vierges T3
Alors que la guerre entre hommes et animaux fait rage, certains tentent de trouver une solution pacifique. Un final passionnant qui clôt une très belle série.
L'histoire : Les loups attaquent le château du Seigneur Hache Pierre. L’émissaire renard parvient à tuer le serviteur du maître et à ouvrir les portes de la forteresse. Quand le chef des loups rentre dans les appartements de son ennemi, il a la mauvaise surprise d’y trouver la tête de son père empaillée. Fou de rage, le chef loup retrouve Hache Pierre et le défie en combat singulier. Finalement, le duel tourne au carnage et le loup venge la mort de son père. Pourtant, plusieurs animaux, surtout de basse taille, sont inquiets. En effet, les loups sont de plus en plus incontrôlables, d’autant qu’ils s’allient les services des ours, peuple sauvage et sanguinaire. Le chef renard rend visite à un humain noble et puissant : le prince des armures, pour tenter de trouver une solution à ce conflit. Tout le monde est de plus en plus inquiet, d’autant qu’une terrible nouvelle vient de tomber : le Bois des Vierges a été entièrement brûlé. Le seul endroit qui pouvait assurer l’équilibre entre les espèces est détruit ! Désormais, il ne reste plus qu’une seule solution : revenir à la source en laissant le destin de l’humanité et de l’animalité entre les douces mains d’Aube…
Ce qu'on en pense sur la planète BD : Voici la fin de cette série à part, entre récit d’aventure, fabliau et conte. La guerre entre humains et animaux (peaux et poils) fait encore rage et beaucoup s’inquiètent de l’issue de ce conflit meurtrier. Alternant savamment action et diplomatie, Jean Dufaux sait comment rendre son récit vivant et prenant. D’autant qu’une nouvelle race s’invite dans la mêlée : les furieux ours. C’est l’occasion de montrer quelques belles scènes de bataille : guerre collective ou duel mortel, l’action ne faiblit pas dans ce final, bien au contraire. Dans le même temps et dans l’ombre, plusieurs intrigants s’activent pour tenter de remettre le pacte de paix au goût du jour. Au plus fort des massacres, on retrouve finalement le couple Aube et Clam qui ne pourront vivre leur amour librement tant que le problème n’est pas résolu. Dufaux revient à la source du récit : celle qui a fait naître la guerre est aussi celle qui peut y mettre fin. Cependant, arrêter un conflit aussi profond n’est pas chose aisée. Cette « sorte de » fable n’est pas qu’un divertissement et rappelle habilement le conflit meurtrier entre catholiques et protestants : les costumes des personnages sont d’ailleurs d’époque. Les ours, peuple violent et primitif, ont un comportement si agressif qu’ils se comparent aux racistes et aux fascistes d’aujourd’hui. Là encore, Dufaux trouve une idée des plus intéressantes pour clore son récit, puisque tout se cristallise sur un personnage qui peut réunir les deux ennemis. Le reste rappelle alors furieusement l’univers du conte, avec sa magie et sa féerie, notamment sur la vision de l’amour et du mariage. D’ailleurs, dans une superbe postface, Dufaux explique qu’il a toujours été marqué par les contes de son enfance. N’oublions pas que cette grande fresque prend chair (et poils) grâce à un dessin magnifique de Béatrice Telllier. Les couleurs délicates incarnent à merveille cette histoire et les personnages sont d’une puissance rare. Les animaux anthropomorphes sont superbement expressifs (du niveau, dans un style différent, d’un certain Blacksad) même si les humains, paradoxalement, ont des visages un peu plus figés et moins vivants. Un final à la hauteur d’une très belle série… pour le meilleur et pas pour le pire.

Guillaume Clavières - 13 mai 2013
Notes: 4/4 (scenar 3/4 | dessign 4/4)
Les auteurs:
scénariste: Jean Dufaux (Barracuda, Le bois des vierges, Complainte des landes perdues, Conquistador, Croisade, Dakota, Djinn, Double masque, Giacomo C., L' impératrice rouge, Jaguar, Jessica Blandy, Lady Elza, Loup de pluie, Medina, Murena, Niklos Koda, Nomade, Ombres, Rapaces, Les rochester, La route Jessica, Saga valta, Saria, Sortilèges, Vénus H.)

dessinateur: Béatrice Tillier (Le bois des vierges, Mon voisin le père Noël, Les sheewowkees, Vivre libre ou mourir)

coloriste: Béatrice Tillier (Le bois des vierges, Mon voisin le père Noël, Les sheewowkees, Vivre libre ou mourir)
Fiche technique:
parution: mai 2013 | éditeur: Delcourt | ISBN: 9782756025483
prix: 14.30€ | genre(s): Conte - Féerie, Guerre Historique
La série:
série terminée en France | 3 albums parus, 3 prévus